On l’attend tous, ce moment : les beaux jours reviennent, l’herbe pousse… et on se dit enfin : _“ça y est, il va pouvoir en profiter.”_
On ouvre le pré, on voit son cheval se jeter sur l’herbe, heureux… et c’est difficile de lui dire stop ensuite... Mais c’est justement là que ça se joue !
Parce que derrière ce moment “simple”, il y a une réalité qu’on oublie souvent :
→ une mise à l’herbe mal gérée peut vite tourner au problème digestif.
Crottins mous, diarrhée, inconfort… voire coliques dans les cas les plus sérieux.
Et le pire ? C’est que c’est souvent évitable (oui oui !).
Ce qu’on sous-estime :
Si les coliques sont la première maladie du cheval, c'est parce que leur système digestif est souvent fragilisé par les conditions de vie qui lui sont imposées.
Quand il est au foin, surtout pendant l'hiver ou au box, tout son système digestif s’est adapté à quelque chose de stable :
- des fibres sèches
- une ration régulière
- une flore intestinale équilibrée autour de ça
Et d’un coup… on lui met de l’herbe fraîche, riche, sucrée, pleine d’eau : c’est un choc pour son organisme.
Son intestin doit tout réapprendre, et ça ne se fait pas en une journée.
L’erreur classique : aller trop vite
Il fait beau, le cheval est content, l’herbe est là… alors on laisse.
“Juste un peu plus longtemps aujourd’hui…”
“Ça a l’air d’aller…”
Et souvent, c’est là que les premiers signes arrivent.
Rien de spectaculaire au début :
- crottins un peu plus mous
- ventre légèrement gonflé
- cheval un peu moins confortable
Mais ça peut vite évoluer si on ne ralentit pas.
→ Le problème, ce n’est pas l’herbe, c’est la transition.
Alors comment faire concrètement ?
Pas besoin de protocole compliqué. Mais il faut accepter une chose : ça prend du temps.
Commence doucement.
Vraiment doucement.
- 20 minutes par jour au début
- puis tu augmentes progressivement
- sur au moins 2 à 3 semaines
Oui, c’est frustrant.
Oui, ton cheval voudra plus.
Mais c’est ce qui fait toute la différence sur sa santé.
Et surtout : garde du foin à côté.
Ça évite qu’il se jette uniquement sur l’herbe et ça sécurise la transition.
Ton cheval te parle (il faut juste écouter)
On a tendance à chercher des règles… alors que le meilleur indicateur, c’est lui.
Regarde :
- ses crottins
- son comportement
- son énergie
- son confort
Un cheval qui gère bien sa transition :
→ crottins normaux, attitude habituelle, pas de gêne
Un cheval qui commence à être limite :
→ crottins mous, agitation ou inconfort, ventre tendu
Et c'est justement là qu'il faut ajuster pour lui redonner du confort.
Et si malgré tout ça se dérègle ?
Ça arrive, même en faisant bien, certains chevaux sont plus fragiles que d'autres, et surtout d'autres conditions peuvent aussi jouer (stress, chaleur, changements de températures, ...).
Dans ces moments-là, certains soutiens peuvent aider ponctuellement.
Le charbon végétal peut être utile pour absorber les gaz et limiter l’inconfort.
L’argile peut aider à apaiser et réguler le transit.
- Mais attention :
ça reste un coup de pouce, pas une solution miracle.
Si ça dure, que ça s’aggrave, ou que ton cheval montre des signes de douleur :
vétérinaire, sans hésiter !
Ce qu’il faut vraiment retenir
La mise à l’herbe, ce n’est pas juste “ouvrir le pré”.
C’est une vraie transition.
Et ce qui fait la différence, ce n’est pas ce que tu fais… c’est la vitesse à laquelle tu le fais.
Prendre son temps maintenant, c’est éviter des problèmes derrière.
→ Parce qu’au fond, ce qu’on veut tous, c’est un cheval bien dans son ventre, content d'être dehors avec les copains, et tranquille pour toute la saison !
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